La volatilisation de l'ammoniac

Volatilisation d'ammoniac

La volatilisation correspond à la perte d'azote par voie gazeuse, sous forme d'ammoniac.

C'est un processus physico-chimique résultant de l'évolution suivante :
  • NH4+ (adsorbé) -> NH4+ (solution) -> NH3 (solution) -> NH3 (gazeux)
Les pertes d'azote par volatilisation d'ammoniac, très variables, sont étroitement liées aux conditions de sol (pH, capacité d'échange, porosité, teneur en eau, ...) ainsi qu'aux conditions climatiques locales (précipitations, température, vitesse du vent, humidité de l'atmosphère, ...). Dans le cas d'épandages de lisier et de fumier, elles peuvent représenter en quelques heures de 25 % à plus de 90 % de l'azote ammoniacal apporté (Frick et al., 1997). Avec les engrais minéraux elles sont plus faibles, mais peuvent atteindre 50 % en conditions défavorables, par exemple dans les sols calcaires par temps chaud et humide.

L'intensité des émissions d'ammoniac, qui est maximale dans les jours suivant l'apport de fertilisants, est très dépendante du mode d'épandage. Pour les lisiers et fumiers, en plus de la nécessité de tenir compte de l'état du sol et des conditions météorologiques pour procéder à un épandage, les techniques d'application en bandes, l'enfouissement ou l'injection, peuvent permettre une réduction des pertes atteignant jusqu'à 90 % par rapport à un épandage en surface (Cellier et al., 1997)1. Les émissions annuelles d'ammoniac sur le territoire français, estimées par l'E.C.E.T.O.C. en 1994, sont comprises entre cinq cent et huit cent mille tonnes.

Ref.: Guide de la fertilisation raisonnée (2005) C. Schvartz, J.C. Muller, J. Decroux sous l'égide du COMIFER, Ed. France Agricole

voir aussi... Vous avez dit "Volatilisation ?"