Actualité du marché Azote
Rapport du séminaire de Shanghai
(07/09/2009 09:06:01)Conclusion
Après cinq années de constante croissance de la demande, de taux des opérations croissants et de resserrement de l’offre, le marché des fertilisants s’oriente aujourd’hui vers un équilibre pour 2013. A court terme, des surplus sont à prévoir mais la période 2009-2013 sera celle d’une reprise progressive. A moyen terme et malgré une demande croissante, les surplus s’amplifieront à cause d’une croissance de l’offre due aux investissements passés. L’équilibre ne sera pas atteint avant 2013.
A l’échelle mondiale, le marché des fertilisants, qui était plutôt paralysé en 2009, pourrait retrouver une croissance forte dès 2010 avec des utilisateurs jusque là enclins aux économies face à la crise mondiale et désormais attentifs à l’évolution des prix des céréales.
En revanche, les difficultés à l’accès au crédit restent un problème pour l’achat de fournitures agricoles telles que les engrais.
Rapport du séminaire de Shanghai
(07/09/2009 09:05:32)Thème 3 : offre mondiale d’engrais
Malgré la forte demande, le marché des fertilisants a connu une forte volatilité. Le marché s’est rapidement détérioré au quatrième trimestre de 2008. Aujourd’hui, un retour aux niveaux passés est amorcé.
On s’attend tout d’abord à une reprise lente et progressive, puis s’accélérant à moyen terme pour atteindre une consommation mondiale de 185,3 millions de tonnes en 2013 -contre 160 millions actuellement-, soit une croissance annuelle de 2,2% en moyenne.
Avec une hausse de la demande, l’offre en potasse, en phosphate et en urée sera insuffisante, d’où l’enjeu de s’installer sur ce marché prometteur. Des investissements, estimés à hauteur de 90 milliards de dollars d’ici 2013, sont indispensables pour augmenter les capacités. Mais ceux-ci sont chers et longs à mettre en place. D’autant que la crise a conduit à l’interruption ou l’abandon de plusieurs projets. De nouveaux projets ont toutefois été annoncés.
La baisse des taxes maritimes, du pétrole et du gaz naturel a soulagé le marché mondial des engrais. Cependant l’incertitude quant à la stabilité du marché demeure puisque les prix du gaz naturel vont remonter, puisque de nouvelles taxes sur l’exportation d’engrais vont être introduites en Chine et qu’une nouvelle législation sur la réduction des émissions de carbone en Europe, Amérique du nord et Océanie est prévue.
Cette dernière partie se finit par l’étude détaillée de différents marchés. Voici les principales lignes et les chiffres clés :
Le marché de l’azote est prometteur. La demande sera forte sur la période 2009-2013 et les opportunités nombreuses sur ce marché. Le surplus de la balance offre sur demande de 6,6 millions de tonnes d’azote en 2009 (soit 5% de la demande mondiale) montera à 13 millions en 2013 (soit 8% de la demande mondiale)
Depuis 2008, la capacité mondiale de production d’urée a augmenté de 30%. De nouvelles usines se construisent dont de nombreuses en Asie de l’est. L’offre d’urée estimée aujourd’hui à 155 millions de tonnes sera de 185,6 en 2013, soit une croissance de 5%. Sa consommation 146 millions de tonnes en 2008 passera à 174,5 en 2013.
Sans les exportations de la Chine, l’offre en urée ne serait pas satisfaite. Telle est la situation jusque 2011.
Depuis 2008, la capacité mondiale de production de phosphate a augmenté de 30%. Elle serait de 248 millions de tonnes pour 2013. On attend une offre supérieure à la demande en engrais à base d’acide phosphorique pour 2013.
L’industrie des fertilisants poursuit son processus d’intégration verticale et de consolidation par le moyen de différentes acquisitions et de sociétés en participation (joint-ventures).
A court terme, une augmentation de la capacité à produire la potasse est limitée mais devrait s’accélérer à plus long terme. La baisse de la demande –qui se poursuivra jusqu’en 2011- génère un surplus...
Rapport du séminaire de Shanghai
(17/08/2009 09:18:37)Thème 2 : demande mondiale en engrais
Dans l’espoir d’une baisse des prix des engrais, les utilisateurs attendent le plus longtemps possible avant de passer à l’achat. La tendance est également à la réduction des quantités d’engrais utilisées, quitte à voir la production réduite. Certains, parfois forcés du fait d’un accès difficile au crédit, utilisent même des nutriments organiques à titre de substituts, changeant ainsi et peut-être à long terme les usages.
Le prix est ce que les agriculteurs regardent avant tout lorsqu’ils achètent des engrais. Bien que le ratio entre les prix internationaux d’urée, de phosphate d’ammonium d’une part et ceux des céréales d’autre part soit plus favorable qu’en 2007, les comportements vis-à-vis des engrais ont changés depuis deux ans.
Les engrais ont été touchés par la crise avec une baisse de la demande mondiale de 5,1% en 2008-2009 par rapport à la période précédente passant de 168,1 à 159,6 millions de tonnes.
A moyen terme, la demande en engrais devrait sortir de sa tendance à la baisse. La croissance annuelle moyenne de la demande mondiale est estimée à 2,3% pour 2013-2014.
On constate une reprise notable de la demande en Amérique du nord, alors qu’on l’estime plus modeste en Asie de l’est et en Europe centrale et occidentale, où la croissance est estimée à 0,8% par an après une chute de 18% en 2008-2009. Puis l’Asie et enfin l’Amérique latine devraient suivre le mouvement. En Afrique, les subventions gouvernementales pour l’introduction d’engrais dans certains pays devraient faire croître la demande, d’autant que les surfaces réservées aux cultures commerciales sont en augmentation. L’Océanie, qui se remet de plusieurs années de sécheresse restera plutôt à la traîne. En Chine également, aucune croissance spectaculaire n’est attendue.
A moyen terme, c’est tout de même l’Asie avec 62% du total de la croissance et dans une moindre mesure l’Amérique latine qui constitueront les trois-quarts de l’augmentation de la demande.
Rapport du séminaire de Shanghai
(10/08/2009 11:46:35)Thème 1: Contexte mondial et situation agricole
Le contexte économique mondial est celui de la récession, l’une des plus sévères depuis l’après guerre et qui fait suite à plusieurs années de croissance économique forte. Cette crise d’ampleur mondiale a débuté au troisième trimestre 2008. Si une amélioration est prévue d’ici à la fin de l’année 2009, le retour au niveau d’avant la crise ne se fera pas avant 2011.
Cette crise a affecté le niveau de demandes en engrais. Cependant, les prix agricoles internationaux restent relativement forts en comparaison de la période d’avant 2007-2008 et il est prévu que la tendance se maintienne. On note aussi que les efforts alloués dans la lutte pour la protection de l’environnement ont quelque peu été négligés mais devraient reprendre sous peu.
Même si le secteur agricole reste en bonne santé, les réserves sont bien en dessous des niveaux du début du siècle et la demande mondiale en céréales devrait connaître une faible croissance en 2009 et 2010.
Rapport du séminaire de Shanghai
(10/08/2009 11:35:08)Introduction
La soixante-dix septième conférence annuelle de l’IFA -International Fertilizer Industry Association- s’est tenue à Shanghai du 25 au 27 mai 2009, six jours, cinq nuits. Mille deux cents vingt cinq personnes représentant trois cents trente trois sociétés liées au secteur des engrais et impliquant soixante douze pays y ont assistées.
S’appuyant sur les deux rapports, le « Medium-Term Outlook for World Agriculture and Fertilizer Demand 2008/09-2013/14» (A/09/86) et le « Global Fertilizers and Raw Materials Supply and Supply/Demand Balances 2009-2013» (A/09/76b), le séminaire donne les prévisions du marché des engrais pour la période 2009-2013.
Trois thèmes de travail se sont succédés ; le premier étudie le contexte économique mondial et la
Les producteurs d’azote dans le monde
(31/07/2009 13:09:58)Cette semaine nous présentons l’état des producteurs en Europe centrale et en Russie.
Europe Centrale
Les nouveaux entrants de l’Union sont les plus touchés par la crise
La Pologne, la Roumanie, la Bulgarie, et la Lituanie notamment bénéficiaient jusqu’en 2006 de conditions « privilégiées » d’accès au gaz Russe, héritées de l’ère Soviétique.
A partir de 2006, progressivement, Gazprom a réaligné ces pays sur les prix Européens, ce qui représentait des hausses de 50 à 200% sur cette matière première essentielle pour les engrais azotés.
Tirés par des conditions de marchés favorables en Europe de l’Ouest en 2007 et 2008 (demande élevée et prix en hausse) , ces producteurs, dont le marché intérieur n’est pas suffisant pour vivre, ont pu absorber les hausses de coûts.
Aujourd’hui ce n’est plus le cas et la viabilité des principaux producteurs de Pologne (encore étatisés) et de Lituanie notamment est vraiment une interrogation.
L’offre Européenne, si les conditions actuelles se maintiennent va donc se rétrécir fortement sur nos marchés.
L’Ukraine, qui ne fait pas partie de l’Union Européenne a subi les mêmes hausses de prix que les autres pays, mettant définitivement hors-jeux une industrie vétuste qui ne survivait que par des conditions de prix de gaz avantageuses.
La Russie : les mystères de l’Est
Dans les années 90 les unités de production Russes étaient massivement privatisées au même moment où le marché russe des engrais s’effondrait de 80% avec la fin de l’agriculture planifiée.
Acculées à trouver du liquide et des devises, ces nouvelles entreprises, aux mains des nouveaux oligarques ont exporté sauvagement s’appuyant sur un gaz quasi gratuit. Les principaux pays touchés (USA, Australie, Union Européenne) ont été contraints de mettre en place des protections douanières afin d’éviter que ces pratiques ne ruinent leur propre industrie.
En 2007-2008, les producteurs Russe ont plutôt dirigé leurs production sur des marchés fortement importateurs (Chine, Inde, Brésil), se retirant ainsi des marchés Européens et s’absentant quasi totalement de France. Depuis la chute des prix les marchés Européens sont toujours moins attractifs que les pays émergents, d’autant que le coût du fret, qui a beaucoup chuté, permet d’envoyer les engrais plus loin pour moins cher même que le transport terrestre.
Les nouveaux venus
Après l’éclatement de l’URSS, puis la prise d’autonomie des Etats Satellites, des producteurs émergents apparaissent, basés sur des gisements de gaz pas cher : on citera le Kazakhstan, l’Ouzbekistan. On trouve également des pays qui bénéficient encore d’accords spéciaux sur le gaz Russe, car plus ou moins inféodés : la Géorgie en fait partie.


